La fenêtre ouverte sur la monde elle songe a sa vie, se voit alors petite et pense qu'elle a vite grandit, si vite qu'elle n'a pas assez profité des moments ou tout allé bien, et de ceux ou elle n'avait aucun souci a se faire, les seuls problèmes qu'elle avait étaient la couleur des habits qu'elle portait, et les jouets avec lesquels elle s'épanouissait. Une larme salée coule alors, ouvrant les vannes du désespoir, annonçant la triste mélodie du temps qui passe... Ça faisais bientôt une heure, que ses yeux se creusaient, que ses dents grinçaient au rythme de son désarroi. Elle avait besoin d'extérioriser, seule, dans sa chambre, car elle été bien seule maintenant. Plus d'amis a l'horizon pour lui prêter oreille, plus aucune épaule sur laquelle pleuré, un long dimanche, devant un café brulant... La solitude ! Qu'elle connerie. Les amis tous envieux, radins et égoïstes, ont fais leur chemin, sans elle, en la laissant a la traine et en ricanant bêtement : "Ben, elle a mal vieillit la p'tite". Moquez vous de moi, riez devant mon nez, vous ne verrez jamais le dédain que je vous porte, vous provoquer de sombres nuits, solitaire et glauque, ou seul les plus forts en sortent grandis, mais comme vous le savez si bien je suis faible. J'ai 16 ans, on dirais que j'en es 30, les traits fait, le ton las, le regard dédaigneux, je hais le monde et tout ce qui l'entoure, depuis que ma mère au détour d'une rue, a souillé mon c½ur, et que vous n'avez pas cru que sa tuerai ma vie a tout jamais. Je suis seule, et je ne vous envie pas, de vos messes basses d'amis, a vos faux éclat de rires, je préfère ma piteuse vie, plutôt que celle de charlatans.